Dégustation des Forts de Latour 2005 Pauillac

On m’a offert cette bouteille des Forts de Latour 2005.

Une grande chance quand on connaît la qualité de ce vin!

Les Forts de Latour , c’est le Second vin du prestigieux Château Latour,un des cinq premiers crus dans le classement de 1855. Imaginez!

Ce Second vin prestigieux est élaboré avec des raisins qui ont une triple origine :

– en premier lieu,les raisins qui proviennent des jeunes ceps du Château,

– puis, les raisins des vignes sises hors de l’Enclos (c’est à dire les 47 hectares autour du Château),qui se trouvent entre autres sur de prestigieux terroirs comme Petit Batailley ou Comtesse de Lalande,

– Enfin, les raisins des cuves issues de l’Enclos non utilisées pour le premier vin.

La vinification et l’élevage sont les mêmes que pour le Premier vin avec néanmoins deux différences importantes :

– les barriques qui sont utilisées sont neuves pour moitié,

– et le Merlot est davantage présent avec un pourcentage de l’ordre de 25 à 30 % par rapport au cabernet sauvignon.

Le Millésime 2005 des Forts de Latour est noté 92/100 par Robert Parker.

Le vin est de belle couleur,intense et profonde.

Le nez est très séduisant , il exhale des sensations fraîches .Ce nez bien mûr est typique du millésime 2005.

En bouche , ce Pauillac révèle toute son ampleur, et sa suavité .

De belles nuances de violette et de cacao!

Une très belle expérience en cette veille de Noël !

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Les vendanges 2012 au Domaine de la Paleine

Le millésime 2012 restera dans nos esprits comme l’un des plus difficiles de ces vingt dernières années.

1991était l’année du grand gel qui avait touché une grande partie du vignoble français , 2012 se caractérise par une succession d’aléas climatiques qui ont durement affecté la vigne.

L’hiver 2011/2012 s’est terminé par une période de gel intense qui aura fait souffrir la vigne.Le Saumurois a en effet subi des températures négatives extrêmes pendant plusieurs jours avec de la neige (une couche épaisse) et du gel .

La fin du mois de juin et juillet ont été des mois très humides avec en particulier un juillet très pluvieux.Tout cela rendant notre travail des sols particulièrement délicat .

Décidément , notre troisième année de conversion biologique aura été un vrai challenge et tout le monde a dû passer beaucoup de temps dans les vignes pour maîtriser une végétation poussée par des pluies continues et travailler dans des sols détrempés où les mauvaises herbes prospéraient !

Le mois d’août a été globalement correct mais avec une pression continue de l’oidium et du mildiou, qui ne tolèrait aucune relâche dans les traitements . Le 20 août , nous avons passé plusieurs heures dans l’urgence pour traiter à la bouillie bordelaise nos vignes avant les pluies annoncées de la fin du mois.

L’examen des parcelles engagées en Saumur Puy Notre Dame effectué avec mes collègues vignerons au mois d’août (comme le stipule le Cahier des Charges de l’appellation) a montré les dégâts de l’oidium et du mildiou dans certaines parcelles qu’elles soient en bio ou en méthode conventionnelle.

Les vendanges se sont passées dans des conditions météorologiques détestables avec des pluies incessantes .Au-delà de ces conditions difficiles, les maturités inégales sur les cabernets francs nous ont conduit à retarder au maximum le timing de nos vendanges.

Nous avons goûté tous les jus ce week end . De belles extractions, de jolies couleurs mais des rendements faibles : de l’ordre de 30 hl par hectare.Comme en 2008!

Les raisins sont maintenant dans les cuves .Le travail à la cave commence maintenant !

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La restauration d’un four à pain.

Un four à pain est sans aucun doute une expression de la culture paysanne et aussi d’une civilisation.
D’ailleurs, on trouve des fours à pain non seulement dans la campagne française mais dans tous les pays du monde entier !

Le four à pain s’appellera ainsi « tinzia » ou « tabun » en Afrique, »tandoor » en Asie, ou « tannour » au Proche-Orient.

Le four à pain était auparavant très répandu dans les campagnes françaises où pratiquement chaque ferme possédait son propre four à pain.

Dans certaines régions, à l’époque féodale, le four à pain, comme d’ailleurs le moulin, pouvait être source de revenus pour son propriétaire.

Le seigneur qui possédait un four banal était titulaire d’un véritable privilège et faisait payer une redevance aux utilisateurs à chaque cuisson, cette redevance s’appelait d’ailleurs une « banalité ».

Avec l’avènement des transports et la multiplication des boulangeries, les fours à pain ont perdu peu à peu leurs lettres de noblesse.

Nous avons entrepris, il y a plusieurs mois la restauration d’un four à pain , en utilisant des méthodes très traditionnelles pour la réfection de cet ouvrage .

Après avoir dégagé les débris qui s’étaient accumulés depuis des dizaines d’années , nous avons eu la chance de retrouver une « sole » intacte .

La sole est la surface sur laquelle reposent les cendres et ensuite la pâte à pain.

Cette sole était constituée de briques qui ont été portées à très haute température lors de leur cuisson d’origine.Ces briques sont jointes par un mortier de terre ,c’est à dire essentiellement de la glaise mélangée à de l’eau .

En partant de cette sole, nous avons voulu reconstituer l’élément clef du four à pain ,
c’est à dire sa voûte.

Pour cela , il est indispensable de constituer un dôme en sable sur lequel on va reconstituer la voûte.
Une fois la voûte terminée , il convient d’entrer dans le four afin de retirer le sable qui a servi de moule.

Puis , c’est l’habillage en pierres et la restauration est terminée.

Nous avons pour notre part opté pour une couverture du four à pain par un toit de tuiles ,la voûte étant ainsi protégée .Nous avons repris à l’identique l’état de l’époque d’origine.

Pour faire fonctionner correctement un four à pain, il convient d’utiliser un bois calorifère , comme le noisetier, le hêtre ou le chêne.

Lorsque le four n’a pas été utilisé depuis longtemps , il est essentiel d’avoir une chauffe progressive afin d’éliminer l’humidité.

La bonne température de cuisson pour un four à pain est de 300 degrés.Il existe différents moyens pour évaluer la température du four .L’un des plus certains consiste à constater que les pierres de la voûte sont devenues blanches.

Avant d’enfourner la pâte à pain, il faut bien sûr retirer les cendres, qu’on utilisait dans le passé pour laver les draps.

Lorsque la sole est bien dégagée et propre ,on peut enfourner la pâte a pain , en commençant par les gros pains que l’on place sur le côté car ils devront cuire plus longtemps.Les petites pièces sont quant à elles placées au centre du four.

Il peut être utile de placer dans le four une soucoupe d’eau qui apportera l’humidité nécessaire pour favoriser la cuisson du pain .

Quel plaisir que de rompre le pain qui a cuit dans un four à bois traditionnel .

On ne peut que penser à cette époque où la cuisson dans le four à pain était un vrai événement pour les alentours.On profitait bien souvent de la cuisson du pain pour enfourner quelques plats succulents afin de profiter de cette chaleur naturelle qui permettait une cuisson parfaite!

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La lentille verte du Berry

La lentille verte du Berry est une appellation qui désigne une production traditionnelle de lentilles en Berry , plus précisément dans les départements du Cher et de l’Indre.

Historiquement, la lentille a été introduite dans les années 50 .Elle s’est d’abord bien développée dans la région, appréciant des terres peu lourdes et un climat tempéré. Dans les années 80 , la culture de la lentille couvrait environ 7500 hectares et le Berry représentait alors la part la plus importante de cette production avec un pourcentage de l’ordre de 70%.

Progressivement, d’autres pays se sont intéressés à cette culture et ont produit des lentilles en grandes quantités et à des prix particulièrement bas .

Devant cette concurrence , de nombreux agriculteurs français ont progressivement abandonné cette production devenue alors peu rentable !

C’est en 1994, que quelques passionnés se sont regroupés au sein d’une société qui s’est fixée pour objectif de développer ce légume sec . Il s’agit de la « Compagnie interprofessionnelle du Berry pour la Lentille » ,la Cibèle.

C’est en décembre 1994 qu’une unité de tri et de conditionnement moderne a été inaugurée.

La production de lentilles bénéficie depuis 1966 du label rouge français « lentille verte » et depuis 1998 du label européen IGP : « lentilles vertes du Berry »

Les producteurs de lentilles vertes du Berry sont très généralement des agriculteurs qui produisent des lentilles en complément de leurs céréales traditionnelles.

Ils suivent pour cette production spécifique un cahier des charges très strict.

En ce qui concerne la culture de la lentille, il est intéressant de préciser les points suivants :

– la lentille est une légumineuse, qui se cultive en plein champ . On la trouve principalement en Champagne Berrichonne , là où les terres argilo-calcaires sont particulièrement favorables à sa production .
– les semis ont lieu en mars, la floraison intervient en mai-juin avec des petites fleurs blanches irisées de violet,
– les gousses se forment fin juin , avec une à deux lentilles par gousse ! La moisson quant à elle s’effectue à la moissonneuse batteuse mi-juillet comme pour les autres céréales.
– les lentilles, qui sont des graines de couleur vert sombre plus ou moins marbré de bleu sont alors triées l’été et mises sur le marché en septembre.

L’obtention de l’IGP résulte de l’application et du respect d’un cahier des charges très strict :

– un triage très rigoureux pour éviter une absence de cailloux (0,0001%)
– une finesse et une homogénéité des lots,
– une production exclusivement berrichonne,
– un produit contrôlé identifié de la culture au conditionnement,
– une production conditionnée l ‘année de sa récolte pour une lentille fraîche et moelleuse.

Chaque année ,la fête de la lentille verte du Berry se tient à Vatan dans l’Indre , le second week end de septembre .

Notons enfin qu’une confrérie des « fins mangeux d’lentilles vertes du Berry » ,fondée en 1995 participe activement à la promotion de ce légume sec.

Une petite note historique pour rappeler qu’en 1793 les Tableaux du maximum qui fixaient le prix de vente des denrées de première nécessité signalent la présence de lentilles sur les marchés d’Argenton sur Creuse, de Bourges ou l’on précise qu’on en vendait des « grosses » et des « petites ».

Sur le plan culinaire, la lentille accompagne bien sur volontiers un petit-salé ,mais elle se cuisine aussi en délicieuses salades,en soupes ( voir la création d’Alain Nonnette à la Cognette à Issoudun) ou en purée .

Sa cuisson dure une trentaine de minutes maximum,départ à l’eau froide.

On retrouve aussi la lentille verte du Berry dans des raviolis ou en crème de lentilles avec des truffes . Un délice!

Je voulais partager avec vous les caractéristiques de ce très beau produit régional, qui a conquis ses lettres de noblesse grâce à la volonté d’origine d’un petit nombre de producteurs exigeants qui ont su définir un cahier des charges rigoureux, gage de qualité d’un produit de grande saveur !

De plus , c’est une belle production issue d’un terroir unique : le Berry !

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A la découverte des vins doux du Roussillon….Le Domaine des Schistes.

Fabien Guisset continue de nous initier aux vins de sa Région et nous propose aujourd’hui de découvrir un Muscat de Rivesaltes et un Maury du Domaine des Schistes.

Un mot tout d’abord sur le Domaine des Schistes qui se situe géographiquement à la croisée des terroirs de la Vallée de l’Agly,sur les communes d’Estagel,Tautavel et Maury.

C’est un domaine qui couvre 55 hectares dans cette belle région.Ce vignoble a entamé sa conversion biologique en 2010 et s’inscrit dans un souci du respect des cycles naturels et un travail des sols très majoritairement sans produits de synthèse.

Leur mode de conduite de la vigne est le gobelet,mode très traditionnel dans la région .Ce type de conduite permet une meilleure résistance à la sécheresse et une bonne homogénéité de la maturation.

En ce qui concerne le travail à la cave, il est intéressant de noter que le Domaine des Schistes a opté pour une vinification de ses parcelles de façon séparée .Ainsi, le Domaine utilise près de 50 cuves de vinification pour environ 80 parcelles et îlots de production.

Cette méthode fort contraignante est cependant un gage de qualité en permettant une fine sélection parcellaire et des assemblages maîtrisés.

Nous avons dégusté tout d’abord un Muscat de Rivesaltes 2010.Les cépages utilisés sont à hauteur de 80% le Muscat Petits Grains aussi appelé le Muscat de Frontignan et le Muscat d’Alexandrie pour 20%.

Ces raisins ont été récoltés sur des sols superficiels de marne ,puis élevés sur lies fines en cuves closes. Le vin est mis en bouteilles au Printemps.

Ce vin doit se déguster très frais à 8 à 10 degrés. Ce Muscat de Rivesaltes est un joli vin d’apéritif ,il est doté d’une belle finesse aromatique et d’une jolie fraicheur. Degré alcoolique: 15.5%

Notre seconde dégustation porte sur un Maury , Cuvée La Cerisaie ,millésime 2009.

Nous sommes là sur une sélection de grenache noir issu de vieilles vignes situées sur un terroir de schistes bruns.

La récolte est manuelle ,la vendange égrappée macère sous alcool pendant 20 jours.

C’est un joli millésime qui révèle des notes de fruits rouges et noirs mais commence à laisser apparaître des notes plus complexes d’épices et de cacao.

C’est un très joli vin qu’il faudrait déguster sur un civet de lièvre ,afin de trouver un accord mets vins original !

Deux très belles découvertes issues de ce Domaine des Schistes que je ne connaissais pas avant cette dégustation .Il me tarde de découvrir leurs autres vins !

Domaine des Schistes
ESTAGEL 66310
http://www.domaine-des-schistes.com

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Louis Poirier alias Julien Gracq !

Né le 27 juillet 1910 à Saint-Florent-le-Vieil, Louis Poirier qui prendra la plume sous le nom de Julien Gracq restera marqué par son expérience de pensionnat à Nantes.

Il partira ensuite à Paris où il étudiera au Lycée Henry IV avant de fréquenter l’Ecole Normale Supérieure dont il sortira muni d’une agrégation d’histoire.

Il conservera son nom de Louis Poirier pour ses activités de professeur et prendra le pseudonyme de Julien Gracq pour ses activités littéraires.

« Soltaire,discret,secret,rare,inflexible » , voilà la description qu’en fait de lui l’écrivain Philippe Sollers.

Julien Gracq qui restera toute sa vie fidèle au même éditeur : José Corti publiera de nombreux chefs d’œuvre dont « Le Rivage des Syrtes » pour lequel il obtiendra le Prix Goncourt,qu’il refusera d’ailleurs par opposition au microcosme de l’intelligentsia parisienne.

Saint-Florent-le-Vieil, ce joli village de bord de Loire, reste très attaché à son illustre écrivain.

Gérée par une association,la maison dans laquelle Louis Poirier a grandi et a terminé sa vie aura à terme pour vocation à terme d’héberger des écrivains en résidence.

Sur le quai de la Loire, à côté de l’Hostellerie de la Gabelle que Julien Gracq avait l’habitude de fréquenter ,la propriété accueillera des particuliers et des scolaires dans le but de  » les intéresser à la lecture et à toutes formes d’écriture ».

Les travaux commenceront en septembre et l’ouverture de cette maison est programmée pour l’automne 2013.

C’est une très belle initiative deSaint-Florence-le-Vieil en l’honneur de ce grand écrivain français !

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Le Puy Notre Dame : un village du Saumurois qu’il faut découvrir….

Le Puy Notre Dame est une commune du Sud-Saumurois,bien connue pour sa remarquable Collégiale et sa nouvelle AOC depuis Octobre 2009.

Lorsque l’on arrive de Doué la Fontaine,quel plaisir de découvrir les trois flèches de notre Collégiale dressées vers le ciel !

Le village du Puy Notre Dame domine les plaines environnantes avec deux autres buttes témoins au-delà de 90 mètres , ce qui en fait l’un des points les plus élevés du Maine & Loire.

C’est de cette position que le village tire l’origine de son nom : du vieux mot celtique : « puech » qui signifie relief du sol .

La superficie de la Commune est de 1604 hectares dont près de 540 hectares destinés à la vigne , ce qui représente un pourcentage particulièrement élevé et une densité incroyable , que l’on ne retrouve qu’à Sancerre !

Notons au passage qu’au XVIII ème siècle , la vigne recouvrait déjà près de 570 hectares ! La tradition viticole est donc bien ancrée au Puy Notre Dame!

Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que le « logo » de la nouvelle AOC Saumur Puy Notre Dame n’est autre que l’un des motifs d’une des stalles de la Collégiale : « La régalade du Moine »!

Le prieuré fondé par l’abbaye de Montierneuf apparaît vers 1123.Il s’agit alors d’un marquage de territoire aux confins de l’Anjou et du Poitou ,et ce prieuré qui fut à l’origine relativement modeste servait pour l’essentiel à accueillir des pèlerins se rendant à Compostelle.

Le passage de ces pèlerins est d’ailleurs attesté par la présence de nombreuses coquilles Saint-Jacques sculptées sur certaines maisons du village.

Le village doit incontestablement sa notoriété à la Sainte Ceinture et à son reliquaire!

Hommage soit rendu à Aliénor d’Aquitaine ,qui repose à l’Abbaye Royale de Fontevraud! C’est bien à elle que la Collégiale doit sa renommée .Le village du Puy Notre Dame a été un lieu de villégiature pour Aliénor d’Aquitaine ,épouse du Roi de France Louis VII ,puis Roi d’Angleterre : Henri II Plantagenêt.

C’est en 1482 que Louis XI accrut la notoriété de notre village en y créant un chapitre royal : le Prieuré devient alors une Collégiale !
A la fin du XV ème siècle , la Collégiale devient un lieu de pèlerinage en raison de la présence en son sein d’une relique : un morceau de la Ceinture de la Vierge ,rapportée des Croisades.

C’est la Reine Anne de Bretagne,alors Reine de France, en mal d’enfants qui accentua les bénéfices supposés de cette ceinture que les jeunes femmes enceintes aimaient ceindre autour de leurs ventres afin de favoriser des délivrances faciles.

Lorsque l’on prend le temps de se promener dans les rues du Puy Notre Dame , on peut y trouver de nombreux vestiges de la très riche histoire de ce village .

Parmi ces marques de l’histoire , il faut mentionner :

– les vestiges de l’enceinte du XIII ème siècle et de ses octrois qui étaient une source importante de revenus pour la Cité,
– les nombreuses maisons du XV et XVI ème siècle , en pierres de tuffeau extrait des sous-sols du Puy,
– et les nombreux symboles jacquaires sculptés dans la pierre sur les façades de nombreuses maisons du Puy .

Un village qui fait partie des « Petites Cités de caractère » à visiter tranquillement si vous passez dans le sud Saumurois !

Vous pourrez en profiter pour venir déguster les vins de ce terroir unique au Domaine de la Paleine qui sera ravi de vous accueillir !

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A la découverte du cépage Tannat !

Notre stagiaire, Fabien Guisset, qui travaille avec nous depuis plus d’un an est originaire du Sud-Ouest de la France et il nous fait découvrir avec un grand plaisir les vins de sa jolie région.

Aujourd’hui , il a décidé de nous présenter « Maydie »,un vin de liqueur issu exclusivement du cépage Tannat.

Ce vin est produit par Pierre Laplace qui poursuit le travail amorcé par son père en mettant en valeur les raisins produits sur les coteaux ensoleillés du vignoble de Madiran.

Ce vin de liqueur est donc obtenu exclusivement à partir du Tannat ,qui est vendangé manuellement à surmâturité.

Les raisins sont éraflés,foulés puis mis en cuves bois pour une macération à froid pendant quelques jours afin d’extraire les arômes et conserver leur belle couleur.

La fermentation alcoolique qui se déroule pendant trois à quatre jours est alors stoppée par mutage sur grain avec de l’alcool vinique à 96,4% .

La macération est ensuite conduite de 24 à 48 heures supplémentaires puis le vin est écoulé en fûts de chêne de 60 hl. Sans chaptalisation , les sucres résiduels atteignent 250 à 300 grammes.

Dégustation : j’ai dégusté ce vin de liqueur en millésime 2008. La robe rouge est d’une profondeur incroyable,le nez est très charmeur.

En bouche, de très puissants arômes de fruits rouges confits se dégagent avec des arrières notes d’amandes grillées.

Ce vin est d’une grande délicatesse,très équilibré et fruité .La puissance des tanins n’affecte en rien le velouté de ce vin très original.

C’est un vin à servir frais, en apéritif ou en dessert .

Buvez le sur un Roquefort ou un Stilton! Une merveille!

Informations sur la vinification issues du site internet de la Famille Laplace.

Famille Laplace
Château d’Aydie
64330 Aydie
35 hectares en Madiran et Pacherenc du Vic-bilh

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Une balade à Saint-Emilion ….

Le village de Saint-Emilion est aujourd’hui l’un des très rares témoins d’une ville de l’époque médiévale en Aquitaine : une promenade dans ses rues,le matin, quand les touristes du monde entier n’ont pas encore envahi le village, donne idée des richesses historiques de Saint-Emilion : de l’Eglise Collégiale à la splendide église Monolithe en passant par le portique de l’ancien couvent des Cordeliers jusqu’aux Grandes Murailles et les ruines de la Chapelle des Jacobins….

L’histoire , la grande histoire de France est dans chaque rue ! Que dire de la maison de Madame Bouquey ! où se retrouvèrent son beau-frère Guadet et un certain nombre de députés fugitifs de ses amis ….Ces Girondins proscrits qui se réfugièrent dans certaines des grottes de Saint-Emilion pour échapper à leurs ennemis politiques !

Bref, comme le disait François Mauriac, »il faut beaucoup de force pour accepter de vivre dans un univers doué de mémoire ».

Saint -Emilion qui est aujourd’hui inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité est un village exceptionnel que je vous invite chaleureusement à visiter .

Si vous voulez mêler plaisir d’une dégustation , promenade historique et excellence gastronomique, tentez l’Hostellerie de Plaisance.

Chantal et Gérard Perse ont su créer un endroit de raffinement où le personnel qui vous reçoit est charmant, où la décoration assurée par Alberto Pinto est sobre et où surtout vous pouvez découvrir la très remarquable cuisine de Philippe Etchebest .

Meilleur ouvrier de France, vedette d’une émission de M6 , il délivre une cuisine originale et exceptionnelle qui mérite sans aucun doute un troisième macaron au Guide Michelin .

Laissez vous tenter ,vous ne regretterez rien !

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La Route Jacques Coeur

C’est la lecture du roman de Ruffin sur le grand Argentier du Roi Charles VII qui m’a donné envie de parler de la fameuse route Jacques Coeur qui traverse le Berry.

La route Jacques Coeur vous permet de découvrir un certain nombre de monuments qui ont marqué non seulement l’histoire du Centre de la France ,mais plus généralement l’histoire de France.

Le Château de la Verrerie

Non loin d’Aubigny sur Nère,dont on reparlera plus tard, le Château de la Verrerie se situe au milieu d’un forêt splendide.C’est un très beau château entouré de douves,il peut se découvrir grâce à une visite théâtralisée .A noter qu’il dispose de chambres d’hôtes et d’un restaurant en saison.

Le Château de La Chapelle d’Angillon

Ce château est l’ancienne résidence de la petite principauté de Boisbelle.Dans ce château, se dresse l’un des plus anciens donjons carrés de la Région .Une galerie Renaissance aux colonnes galbées a été rénovée.

Le Château de Menetou-Salon

Ce château appartient au Prince Pierre d’Arenberg.Ce château fut la propriété de Jacques Coeur avant que le Roi ne le rejette en disgrâce.

Les dépendances abritent les collections hippomobile et automobile de la famille princière .

Ce château est entouré par le célèbre vignoble de Menetou-Salon, une très belle appellation qui produit des blancs de grande qualité ainsi que des rouges.

Le Château de Maupas

Le château de Maupas est la propriété de la famille de Maupas dont l’aïeul fut le précepteur du Comte de Chambord, dont le château conserve de nombreux souvenirs historiques.

Le Château de Meillant

Ce château qui est magnifiquement meublé dispose d’une façade gothique flamboyant qui rappelle les châteaux de la Loire.
Propriété d’une des familles les plus anciennes de France : les Mortemart , le château possède des souvenirs ayant appartenu aux personnages célèbres qui ont contribué à sa construction et à son entretien : Charles Ier d’Amboise,le duc de Béthune,….

Le Château d’Ainay le Vieil et ses jardins

Il s’agit d’une forteresse du XIII ème siècle.Disposant de neuf tours,entourées par des douves, le château possède un grand nombre de souvenirs de la famille Colbert ,de Marie-Antoinette et de Napoléon.
Les jardins qui disposent du label « Jardins remarquables » retracent l’art des jardins.

Le Château de Gien

Le Château de Gien voit la Loire couler à ses pieds.Il domine la petite ville de Gien , célèbre pour sa faïencerie.
Ce château qui est la propriété du Conseil General du Loiret abrite le Musée International de la Chasse.Ce Musée renferme des pièces de grand intérêt pour les amateurs de chasse.Plusieurs salles sont consacrées aux différents arts de la chasse dont la fauconnerie ou la vènerie.

Le Palais Jacques Coeur

Le Palais Jacques Coeur situé non loin de la superbe cathédrale de Bourges nous offre un parfait exemple de l’architecture civile du XV ème siècle . C’est un monument magnifique érigé par Jacques Coeur en hommage à la ville de sa naissance.

L’Abbaye de Noirlac

Cette abbaye cistercienne du XII ème siècle est un monument remarquable.Elle abrite aujourd’hui un Centre culturel de rencontres.

Tous les monuments ont été restaurés avec le plus grand soin, ce qui fait de cet ensemble l’ un des plus beaux monuments monastiques en Europe.

L’Abbaye de Noirlac est en outre célèbre pour son festival annuel de musique.

Aubigny sur Nère

En remerciement de l’aide apportée par l’Ecossais Jean Stuartvlors de la bataille de Baugé contre les Anglais en 1421 , le dauphin Charles VII a donné cette Cité à la famille des Stuart.

C’est Robert Stuart qui assurera la prospérité de la Ville, qui commémore chaque année mi juillet ses origines écossaises.

Cette route Jacques Coeur vous permettra de traverser le Berry et de découvrir une très belle région riche de paysages variés et d’une histoire que rappelle chacun des monuments visités.

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